Beigbeder, entre inspiration et plagiat : il n’y a qu’un pas !
Certains auteurs ne veulent que plaire, d’autres cherchent sans doute à provoquer, et, malheureusement, une minorité tente avec difficulté de décrire la réalité de l’existence avec leurs propres mots, ceux qui sortent des tripes et dont l’encre est faite de leur propre sang.
Pourquoi la littérature française d’aujourd’hui sonne-t-elle faux ?
Paris n’est peut-être plus la «Ville Lumière» dont on a tant perçu le rayonnement. Aussi, elle n’est peut-être plus qu’un amas qui renferme désormais d’exsangues copies de vrais écrivains dont, même oubliés et enterrés, les pages qu’ils ont écrites continuent d’être tournées. Beigbeder est sans aucun doute l’un de ces miroirs, le simple reflet d’une multitude d’Hommes qui ont eu le courage, eux, de métamorphoser en mots sur les pages blanches ce qu’ils ressentaient dans la pénombre de leur vécu.
Frédéric Beigbeder est un écrivain très médiatisé, né en 1965 à Neuilly-sur-seine, d’une mère traductrice de romans de gare et d’un père chasseur de têtes. Il sort diplômé de Science Po et semble avoir bien compris la façon de vendre ses livres.
On n’écrit plus, on produit pour avoir un prix.
On ne travaille plus la littérature, on crache des lettres pour faire parler de soi.
C’est ainsi qu’il commence à dépeindre une société jeune, arrogante qui ne sait plus où elle va avec ses anti-héros modernes. Il en dépèce les contours à la plume ; c’est sans rappeler un certain Bret Easton Ellis, qu’il n’hésite d’ailleurs pas à présenter comme un de ces auteurs favoris… On commence à saisir alors le mauvais semblant. Comme avec ses «Nouvelles sous Ecstasy», qui apparaissent telles les «Contes de la Folie Ordinaire» ; une vaste fumisterie de nouvelles provocantes et trash parsemées de drogues diverses, d’alcool, de sexe, d’humour, ça suinte le déjà-vu… Bukowskiet son foie s’en retourneraient probablement dans leur tombe et se torcheraient avec ces blocs de lettres noires éditées par dizaines de milliers s’il avait lu ça. On pourrait continuer encore longtemps à réinventer la route de Kerouac ou les nuits brumeuses de tout les excès et du libre arbitre de William S. Burroughs. Il n’en restera rien d’autre que du FAUX.
Dans ce principe : on admira, en 1992, un chef d’oeuvre de Quentin Tarantino : “Réservoir Dogs”- il y a toujours une burne quelque part – en effet, Q.T. reconnaîtra par la suite que le film « City of Fire » réalisé par Ringo Lam (cinéaste hongkongais) qui apparaît sur les écrans en 1987 a très largement inspiré son long-métrage. Martin Scorsese a lui-même déclaré que les réalisateurs n’inventaient rien, se contentant de reprendre le travail des autres du mieux qu’ils pouvaient.
C’est ainsi que Beigbeder a digéré les tonnes de livres qu’il a ingurgité. Et qu’il nous les chie à présent – excusez mon impolitesse – de manière littéraire, certes ; ses tournures de phrases cachent parfois certaines vérités.
Il y a ceux pour qui lire suffit, et il y a ceux qui se servent de leur culture pour exister.
Un melting-pot de littérature, un mixage influencé par la Beat Generation, saupoudré d’un égo surdimensionné ? Vous avez « Un Roman Français ».
N’y a-t-il plus personne pour croire encore au pouvoir des mots ?
Le pouvoir des mots, c’est ce mysticisme qui existe dans la sonorité d’une poésie, où un ensemble de mots peut faire vibrer en vous comme une vérité propre. C’est ce : « je le savais » ou même « je l’ai toujours su » que vos entrailles laissent paraître à la lecture d’un essai, d’une citation, etc. Mais pour toucher du doigt cette justesse des mots, il faut écrire avec son existence. Alors, certains auteurs admirés par notre Frédéric national, tels queAllen Ginsberg, J.D Salinger, Ernest Hemingway, Vladimir Nabokov, Chuck Palanhiuk, John Fante, Jim Harisson ou encore Selby Jr. ont parcouru la vie avec tant de conscience, de lucidité, de Beauté, qu’ils ont écrit leur existence, leur réalité dans chacune de leur œuvre, pas celle d’un autre.
Rendons à la Littérature ce qui est à la Littérature. Et alors Beigbeder n’aura plus qu’à se masturber dans sa tour d’Ivoire entre les pages d’auteurs qu’il a vaguement essayé d’imiter.
Commentaires
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Yann, je t’aime
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Autant j’aime me cultizer autant là je reste sans voix face à tant d’inutilité et de futilité.
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Bel article. Très engagé quand même mais je pense que tu touche juste.
Tu pourrais faire un article sur Werber qui a depuis ces 3 dernière années compris comment écrire 100 fois le même livre.
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On peut rajouter son copinage pour le prix Flore avec Pierre Mérot qui a sortit un bouquin d’un ennui..
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sympa mais infiniment trop subjectif pour tenir en lieu et place d’article journalistique

et la majorité des petits romancier a succes sont calqué sur ce fonctionnement: un systeme narratif type, un style grossier et rapide (sans pejoration) un vocabulaire courant a populaire, et un petit tour dans la grande machine a demagogie litteraire que sont les maisons d’édition et pouf ! Coelho, Nothomb, Musso, Schmitt, Brown etc. Nombreuses serait les tetes qui tomberait, a coup du fameux argument de
redondance. Pourtant, ne sont-ce ces livre la qui se vendent le mieux? la dimension commerciale dans la littérature, chose recente, a opéré une tranformation eternelle et profonde dans ce qu’est et sera l’art d’écrire; inutile donc de râler car la grande majorité des ecrits qui paraitront a l’avenir auront respecté les critères très a la mode que sont le rendement et la rentabilité. Cette dimension commerciale a, a mon sens, irréversiblement changé ce que fut la littérature dans des époques ou certains avait l’idée saugrenue de faire partager des idées sans n’en rien retirer (de palpable). -
ça sent l’aigreur dans le coin…Cracher sur ce que vous appelez de la m…e! Je vous laisse apprécier vous-même votre niveau


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