Google+? Prévenez-nous quand ça sera cool.
-Le seul truc où on est nul, c’est les réseaux sociaux, faut vraiment qu’on trouve l’IDEE.
-Sauf qu’on n’en a pas.
-Ben, Facebook, c’est vraiment top, on pourrait faire pareil.
-Bonne idée, mais Twitter c’est cool aussi, faudrait y prendre quelques trucs.
-Moi j’aime bien les listes sur Twitter, donc on peut faire un Facebook avec des listes.
-Et comme c’est du facebook, ben tous les gens seront amis, donc nos listes on les appellera des cercles d’amis.
-Parfait, et on l’appelle comment?
-Le seul truc cool à part Facebook, c’est Canal+, on a qu’à l’appeler Google+.
-Ok c’est réglé.
Hormis quelques détails, lorsque l’on navigue sur le nouvel outil brandé aux couleurs du géant du Web, on se dit qu’ils ont du le pondre à peu prés comme ça. Aucune innovation, ni dans la forme, ni dans le fond. Et pourtant après plusieurs mois d’essai, le nombre d’utilisateurs semblait déjouer tous les pronostics avec une version béta connaissant un franc succès.
Pourquoi?
Tout simplement par curiosité, et besoin de comparer. Le Web 2.0 et son jeune âge, a évolué en dix ans à une vitesse indécente. MySpace a eu le temps de devenir la base, devenir de la m****, et les géants Facebook et Twitter ont eu le temps de bâtir un empire. Et pourtant, depuis quelques temps, on sent le modèle communautaire moins enclin à proposer des nouveautés qui séduisent les internautes. Dans ce contexte, Google+ a été accueilli avec enthousiasme, et les geeks du monde entier se sont rués sur ce nouveau réseau censé relancer la machine 2.0.
Et alors?
Alors c’est bof-bof. Une pâle copie de Facebook, avec ces cercles dont on trouve que c’est une bonne idée au début, pour les oublier aussi vite que l’on s’est inscrit. Vous aurez toujours quelques amis qui résistent et publient, mais ne vous y trompez pas, Google+ pourrait bien se vider à vue d’œil. Les stats ont parlé, 17% d’utilisateurs actifs. Le moteur de recherche le plus connu du monde déchante, et on doute qu’il puisse redresser la barre. Alors certes, il semblerait que le projet prenne la direction d’un Facebook avec une population Twitter, plus pro et moins pollué par la vie personnelle de ses membres.
Mais pour le moment, ce n’est qu’un buzz de plus, dont on n’est pas sûr qu’il va reprendre son second souffle.
Aux Etats-Unis, Facebook commence à flancher au niveau de ses utilisateurs actifs quand Google+ cartonne d’entrée pour lasser au bout de quelques connections. Il semblerait donc que Facebook connaisse ses premières difficultés (en plus de l’arrêt de la localisation et des multiples polémiques), avec des utilisateurs sur-connectés qui cherchent de nouveaux outils 2.0, sans avoir encore trouvé la nouveauté qu’ils cherchaient. Après 10ans de web communautaire, on se dit que l’internaute attend LE nouveau réseau social qui va révolutionner tout ça. Celui-ci se fait attendre, si vous avez des idées…
Si vous voulez des invits pour tester Google+, laissez votre adresse mail dans les commentaires ou contactez nous sur cultiztoi@gmail.com


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