La fin du monde, c’était hier.

Mes chers lecteurs, si vous êtes toujours sur cette planète, c’est que vous ne faites pas partie des heureux élus qui ont pu rejoindre le paradis hier. Et c’est problématique, car apparemment, il nous reste 6 mois à survivre au milieu du chaos sur une Terre emmenée à disparaitre. Si vous avez un peu suivi les news depuis quelques temps, vous savez effectivement que la fin du monde était prévue pour hier vers 18h, où un gigantesque tremblement de terre devait amorcer le processus final visant à détruire l’espèce humaine alors que quelques croyants auraient la chance de s’envoler pour le paradis.
Évidemment, la thèse de ces quelques extrémistes religieux américains tombe à l’eau en ce dimanche, mais leur but est néanmoins probablement atteint puisqu’effectivement, on en parle. Il y a moins d’un mois, Vice Mag partait à la rencontre de Tom Evans, représentant de la FRW à l’origine de ces théories. Il confiait être absolument certain de l’impossibilité d’une interview après le 21 Mai étant donné qu’il était censé s’envoler aux cieux, faire des partouzes avec des anges pendant que nous, pauvres pêcheurs, mangeraient les organes de nos grands parents pour pouvoir survivre au milieu de cette Terre dévastée (là j’extrapole un peu sur ce qu’il pensait vraiment).
J’espère que Rick Paulas de chez Vice va se bouger pour nous retrouver cet énième charlatan, qui parle pour ne rien dire et entretient aux Etats Unis le climat de peur déjà bien ancré dans la société. Car on a beau se foutre de leur gueule, la médiatisation de ces effets d’annonce grotesques montre clairement l’intérêt pour ces théories. Campagne d’affichage impressionnante (cf photo), retombées presse, groupes de croyants arpentant les villes pour annoncer la fin du monde… le coup marketing a plutôt bien buzzé, bien que Dieu les ait planté au dernier moment.
Ce succès pour ces thèses destructrices révèle deux sentiments assez contradictoires : tout d’abord la peur, de l’Homme, de l’Univers et d’un Dieu hypothétique qui pourrait péter un câble à nous voir maltraiter notre planète. Mais aussi le fantasme. Fantasme de savoir qu’est-ce que l’on ferait si tout devait s’arrêter, si l’on connaissait la date d’extinction de notre espèce. Vous vous êtes forcément posé la question, car la situation est synonyme de liberté ; plus de compte à rendre à personne, une planète entière comme immense aire de jeux. Un peu à la manière du Loto, lorsqu’on se demande qu’est ce que l’on pourrait faire avec autant de pognon.
Pour votre information, et si comme moi vous avez raté la fin du monde d’hier, session de rattrapage en 2012, donc pensez bien à débrancher vos cerveaux, ça va être l’orgie.
Commentaires
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Mince! Je l’ai raté! Bon d’un côté moi j’ai réservé mon billet pour Décembre 2012! ^^
J’adore ton article!! Et dire qu’y a des Américains qui ont démissionné à l’approche de la date « fatidique »! Qu’est ce qu’ils font maintenant?
Non vraiment j’adore trop ton article!! Et ce Tom Evans il est où? Il doit se cacher, il aurait l’air bête de se pointer après ce qu’il a dit!



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