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Cultiz.com | June 19, 2013

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Max Zorn scotche l’art

Max Zorn scotche l’art
Guilhem Fnys

Quel est le point commun entre un mur gris et un lampadaire ? À priori aucun. À Amsterdam, Max Zorn a pourtant fait du lampadaire le support de son œuvre comme un mur peut être la toile de fond d’un graphe.

Renouveler l’art, serait-ce le scotcher?

Dans le genre « l’art n’a pas de limites », on avait déjà repéré un certain Thom-Thom. Pendant que la scène street art parisienne entretient  son aura en tant que grosse scène graff, Thom-Thom déchire la pub et prend pour toile les panneaux publicitaires.

À l’heure où le street art ne cesse de se répandre, à l’heure où Internet permet à un coin de rue rafraîchît par un pochoir d’apparaître sur votre écran quelques heures après, l’originalité sait se faire apprécier bien qu’elle puisse souvent se faire attendre. Le renouveau vient cette fois-ci d’Amsterdam. Une fois de plus pour confirmer la coutume, c’est d’Hollande que nous vient cet artiste pour le moins atypique du nom de Max Zorn.

Quand les artistes se battent pour leur spot comme la denrée rare dans les capitales du street art, Max Zorn innove et choisit la lumière. Pas facile de peindre sur un lampadaire (si témoignages, je prends !).

Max Zorn a choisi le scotch. Scotch et lumières réunis dans une œuvre, la carte est surprenante à la base et a pourtant donné une belle utilisation tape-art. Démonstration :

Le tape-art, c’est de l’art de rue à base de scotch. Rien de bien compliqué jusqu’ici. Superposition de couches, scalpées, redécoupées, rescotchées, déchirées. Un travail minutieux qui fait halluciner du point de vue inspi ‘ et surtout rêver quant au résultat.

Scotchons Cultiziens!

Max Zorn a commencé à scotcher en mai 2011. Moins d’un an après, une autre toile est en train de lui rendre hommage, celle du 21ème siècle. Le mérite d’avoir trouvé son art dans la masse du tout et du n’importe quoi, de transformer un lampadaire en œuvre d’art et de troquer le poska où la bombe contre le scotch. Max Zorn a innové et nous fait rêver dans la lumière.

Malheureusement, toute ville n’a pas son Max Zorn. C’est pour cela que l’artiste propose de partager son art. Let’s Stick Together est l’idée qu’a eu l’artiste afin qu’un lampadaire devienne encore plus fréquemment un visage. Balancez lui vos adresses mails et vous recevrez potentiellement une œuvre à « taper » sur votre lampadaire préféré, l’unique, le seul.

À vos e-mails cultiziens.

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