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Cultiz.com | June 18, 2013

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Odezenne à l’assaut de tous les Hip Hop

Odezenne à l’assaut de tous les Hip Hop
RémiL
  • On 25 juin 2012
  • http://hhbrokmyheart.tumblr.com/

On vous l’a déjà dit, 2011 a été synonyme de renouveau du rap français, avec des groupes à l’éclosion rapide et au talent certain.

Un renouveau certes, mais aussi une forme de réconciliation, entre rap alternatif et rap de banlieue. Les deux mondes ont toujours coexisté, il semblerait qu’ils fusionnent doucement depuis peu sous une seule et même bannière, l’amour du hip hop. La scène parisienne est clairement le symbole de ce rapprochement avec des crews comme l’Entourage mais on retrouve aussi ce phénomène à l’échelle de l’hexagone. Le rap n’est plus affaire de castes, mais plutôt de génération.

On vous parle aujourd’hui d’un groupe qui prend de l’ampleur, à coups de vidéos vues sur le web mais aussi de scènes enthousiasmantes comme l’Inrocks Lab en Avril, avec les bordelais d’Odezenne.

Difficile de ranger le groupe dans une case, tant les influences semblent larges. On pense à Java quand le sample est ancien et le flow rebondi, à Grems quand la douce mélodie est gentiment violée  par la nonchalance. On les retrouve aussi bien implantés dans la nouvelle scène quand ils déchirent un freestyle aux côtés de MC comme Guizmo.

Odezenne, c’est un mélange bien mature d’instrumentales efficaces qui trempent dans tous les styles, de l’électronique minimale au jazz, agrémenté de phases lyricalement poussées. On perçoit même le positionnement de fond du groupe sur la plupart des couplets, qui s’acharne à critiquer un système capitaliste qui laisse leur génération sur le bord de la route (comme l’illustre le nom de leur label Universeul ou le clin d’œil du dernier clip à Spielberg, réalisé dans un supermarché).

En plus de la musique, la démarche de ces cinq là se veut plus large artistiquement, puisque leur dernier opus s’est vu associé à l’exposition du photographe Sébastien Cottereau, de quoi ressortir la comparaison au génie de Grems.

Après deux opus aboutis (Sans Chantilly, 2009 et OVNI, 2011), les bordelais poursuivent leur ascension dans un rap français alternatif qui n’en finit plus de se renouveler. On se délecte des désormais vieux sons, et attend avec impatience les nouveaux.

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