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Cultiz.com | May 23, 2013

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Un commentaire

Rencontre avec Al’Tarba: entre Toulouse et New-York, du hip-hop au trip-hop.

Rencontre avec Al’Tarba: entre Toulouse et New-York, du hip-hop au trip-hop.
RémiL
  • On 15 mai 2012
  • http://hhbrokmyheart.tumblr.com/

Origine Toulouse / Résidence Paris / Influence New-York :

Al’Tarba… Il y a encore quelques semaines, je connaissais vaguement son nom, n’ayant jamais pris le temps de me pencher sur ses travaux de production musicale. Quand l’opportunité s’est présentée de rencontrer le sudiste installé en capitale, j’ai donc décrassé vite fait/bien fait une partie de sa discographie.

D’abord séduit par ses productions brutes bien taffées pour la crème du rap français, j’ai ensuite découvert son dernier projet très wax-tailorien Lullabies For Insomniacs qui m’a définitivement convaincu d’aller rencontrer ce mystérieux toulousain dont le travail est reconnu par tous ceux qui prennent le temps de le découvrir.

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11ème Arrondissement de Paris, Mercredi soir, Jules / Al’Tarba me reçoit chez lui avec une bière, le dernier Necro en fond, et la simplicité qu’on aime bien chez Cultiz! Rencontre!

Pour commencer, est-ce que tu pourrais nous expliquer comment tu taffes tes sons ?

A la base, je taffais à Toulouse, principalement sur le logiciel Cubase. J’ai commencé chez mes parents avec des vinyles, je fouinais à droite à gauche pour trouver des vieux samples dans les boutiques de la ville. Je taffais surtout des vinyles de films et des vinyles bizarres.

A Toulouse, j’utilisais pas mal d’instruments alors qu’à Paris c’est plus compliqué dans un petit appart de tout ramener. Ici, je bosse principalement avec des samples issus d’Internet. Beaucoup de sites te permettent de trouver ce que tu cherches. Je travaille avec des synthés virtuels, c’est aussi bien je trouve.

Tu viens de Toulouse comme nous. Tu peux nous parler de tes débuts là-bas ?

J’ai commencé là-bas, avec mes potes du Busca vers le Pont des Demoiselles. Moi j’étais plutôt rock/punk quand mes potes écoutaient déjà du Mobb Deep, Necro, Wu Tang… C’est à cette époque-là que j’ai rencontré mes potes du Droogz Brigade et que j’ai petit à petit commencé à dériver vers cette musique. A l’époque je taffais déjà un peu de son, surtout du punk et je suis rapidement passé au Hip Hop en côtoyant tout ce petit monde.

Et la scène toulousaine actuelle ?

Je taffe toujours avec Droogz Brigade, Stick, Furax. Ce dernier se bouge bien, il tourne pas mal c’est une bonne chose. NRS Prod aussi qui se bouge bien pour programmer de bonnes scènes avec la Coka Nostra, les Jedi Mind Tricks…

Si on repart sur tes différentes sorties, on voit que t’as exploré des univers assez différents. Tu pourrais nous expliquer cette évolution ?

Au départ, j’étais très branché sur des beats sombres à l’influence assez new-yorkaise.

J’ai sorti deux disques sous forme de compilation avec différents rappeurs français, hollandais et américains sur cet univers-là. J’ai toujours aimé le concept d’album de beatmaker avec différents mecs qui viennent poser.

Dernièrement, et surtout sur l’album Lullabies For Insomniacs,  je me suis orienté vers l’abstract Hip Hop, très évolutif. A l’époque, je sortais un son par semaine. Selon mon humeur, je taffais plein de sons et j’ai fini par les regrouper parce qu’on retrouvait une ambiance assez commune.

T’as choisi de mettre en téléchargement gratuit ce dernier LP qui tourne bien. T’aurais pas préféré tenter de le mettre sur les plateformes de téléchargement légal et essayer de voir comment ça prend ?

Quoi qu’il arrive, tu finis toujours par être plus ou moins téléchargé gratuitement, donc autant faire ce choix directement. Lullabies For Insomniacs devrait être bientôt réédité en CD/Vinyle mais au final, l’intérêt est de toucher beaucoup de gens en comptabilisant le nombre de téléchargements. Ensuite, les sons tournent et ça permet notamment de faire des dates.

Niveau médiatisation, le rap historiquement boudé par les grands médias a fait des réseaux sociaux son terrain de chasse. Comment tu te positionnes par rapport à ça ?

 MySpace à l’ancienne même s’il est un peu à l’abandon maintenant et principalement Facebook. Mais Twitter je ne m’y suis jamais vraiment mis ! Au niveau des plateformes, je sais que mes sons tournent sur Spotify notamment mais ça ne vient pas de moi !

On revient sur les influences,  vers quoi tu penses évoluer dans les prochains mois?

A la base, je suis parti sur quelque chose de trés East Coast puis du son assez Abstract Hip Hop sur le dernier LP. Là, j’aimerais beaucoup partir sur un univers Amon Tobin, même si je reste principalement influencé par les RJD2, Necro…

Concernant Necro, tu as pu travailler avec lui un peu ?

Pour certaines raisons, ça ne s’est pas fait mais c’était prévu effectivement. C’est dommage mais il reste quand même l’un des meilleurs.

Et ce fameux son avec Raewkon ?

Swift Guad devait taffer un son avec lui, il lui a envoyé différentes prods et il a choisi la mienne donc c’est cool pour moi !

Sur la scène US actuelle, vers quoi tu tends l’oreille actuellement ?

Dans le Rap actuel, je suis vraiment tourné sur les beats, avec des mecs comme Shlomo ou Action Bronson. Pour parler du mainstream, un mec comme Tyler The Creator, ça dépend vraiment des sons, je suis pas plus fan que ça.

Quid du Rap hexagonal ?

Dernièrement, j’écoutais beaucoup INCH  avec qui je taffe pas mal. Des mecs comme Nekfeu, Alpha Wann qui percent, j’ai un peu taffé avec eux, c’est des mecs très cools, et même si forcément je ne peux pas aimer 100% de leurs sons, je les respecte beaucoup et leur souhaite simplement que ça continue. Ils ont des fans, des groupies… J’en veux bien moi aussi !

Projets à venir ?

Un album en commun avec Lord Lhus, un rappeur des US. On prépare ça et on vient aussi de taper une scène ensemble à Paris. J’ai aussi une mixtape avec le label Tony Sick Digger : ça sera une compilation avec quelques inédits dont Breaking Tracks avec DJ Nixon. Le clip arrive rapidement !

De gros noms US seront dessus mais je ne suis pas sûr qu’on puisse encore en parler.

L’été arrive, je suppose que tu vas pas mal tourner en France ?

Exactement, on cherche à droite à gauche des dates avec DJ Nixon avec qui je joue un set Abstract Hip Hop : je taffe des boucles et il scratche dessus. Les salles se remplissent bien et on va continuer de tourner en France en passant forcément beaucoup sur Paris et Toulouse.

Et à part le son ?

Le cinéma d’horreur et la fête, avec du bon whisky et de la bonne bière !

Son du moment?

Necro – Tough Jew

Film du moment?

Récemment… Territoires ! Gros film d’horreur sur deux agents de Guantanamo qui pètent un plomb, c’est hard mais sympa !

Et le slogan pour Cultiz?

Je te la fais classique… Du cul, et de la tize !

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Vous pouvez retrouver Al’Tarba sur sa FanPage Facebook

 

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  1. chouette article pour un chouette sujet !! =)

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