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Cultiz.com | May 19, 2013

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2 commentaires

Tha Carter 4 / Lil Wayne: la chronique.

Tha Carter 4 / Lil Wayne: la chronique.
RémiL
  • On 23 septembre 2011
  • http://hhbrokmyheart.tumblr.com/

Quand je parle de Lil Wayne, il y a toujours deux sortes de réactions, toutes aussi extrémistes l’une que l’autre. C’est tout bête à dire, mais on aime ou l’on déteste, et on reste rarement indifférent. Et pour cause, une voix inimitable, grinçante et une façon de rapper bien à lui qui pose sur toutes les instrus possibles.

Depuis Lollipop (2008), pour l’auto-proclamé Best Rapper Alive, le buzz semble ne jamais s’arrêter, et Lil Wayne recrute des fans à tour de bras à coups de nouveaux sons quotidiens. Après Tha Carter 3, l’album I’m Not A Human Being fut moyen, Rebirth une daube pour la planète entière (j’ai adoré), n’empêche que même un peu moins d’un an de prison n’eut pas raison de cet engouement populaire. Les puristes le haïssaient plus que jamais, lui continuait de s’affairer en studio, déboulant dans la cabine sans jamais écrire ses textes à la manière d’un Jay-Z.
L’opus repoussé et malgré la sortie de la mixtape Sorry For The Wait en Juillet (encensé par la critique), il n’avait pas le droit à l’erreur quant à son album brandé Carter 4.

Lorsque l’intro démarre, je pense évidemment à Carter 3, une instrumentale puissante qui sera réutilisée dans l’interlude et l’outro avec un concept particulier. Wayne se charge de l’intro, laisse poser le technique Tech N9ne et l’indémodable Andre3000 au milieu de l’opus avant de conclure sur les –très inspirés- Bun B, Nas, Shyne et Busta Rhymes à la conclusion.
Au final, une légère déception quand on voit poser Weezy lentement à côté de ces quelques maîtres du flow rapide et ravageur alors qu’on le sait capable de prouesses techniques (comme dans le morceau Look At Me Now avec Chris Brown et l’extraterrestre Busta). Viennent ensuite deux morceaux efficaces dont le génial Blunt Bowin et son refrain accrocheur.
Le premier single 6′Foot 7′Foot reprend la formule A Millie avec Bangladesh à la prod pour un concentré de basses quasi dubstep et, en renfort, le rookie Corey Gunz particulièrement affuté. Deux sons posés s’intercalent au début de cet album avec Nightmares of the Bottom, à la boucle piano inspirée et la voix grave de Wayne sur le mode douceur, puis How To Hate et le detesté T-Pain qui n’en démord pas quant à son utilisation par défaut de l’autotune.
Deuxième single, le morceau John qui reprend I’m Not A Star du gros lard Rick Ross pour quasi-cinq minutes énergiques mais à l’intérêt au final limité, le clip est sympa on vous l’accorde, surtout quand le surestimé Ross nous gratifie d’une scène en fauteuil roulant (si ça peut lui donner des envies de retraite, on prend).

On continue notre traversée de l’opus avec Abortion, intro insupportable pour un son pas si mal, dommage. La fin de l’album se veut plus qualitative, avec un So Special qui invite judicieusement le toujours efficace John Legend. On regrette la complexité de l’instru qui lui donne un côté pop édulcoré à grands coups de synthé et de basses rajoutées inutiles. Re-dommage.
Ensuite, le niveau s’élève effectivement avec la ballade R’N’Bisée How To Love, commerciale à souhait mais diablement bien réussie, puis le President Carter dans un registre très Tha Carter 2 à l’ambiance hip hop salvatrice.
Enfin, le morceau It’s Good vient parachever la liste des guest avec Jadakiss et Drake sur un sample de The Allan Parsons Project, on notera la pique contre Jay-Z alors qu’ils posaient encore ensemble sur le troisième volet de la série Carter.

Vous allez me dire, il en manque un. Pas seulement, en plus de l’excellent She Will au refrain énorme de Drake et dont le sample me rappelle curieusement la BO de Harry Potter, plusieurs morceaux Deluxe pour les différentes éditions de l’opus ont été produits. L’asexué Bruno Mars pond notamment un refrain à la musicalité entrainante malgré une voix toujours aussi difficile à accepter de la part d’un homme sur Mirror.

Avec Novacane, on retrouve le rockeur Kevin Rudolf pour un comeback auprès de Weezy et un morceau qui commence tout doux pour nous embarquer sur des pentes pop-rock bien maitrisées. Le reste est brandé 100% Wayne hormis l’inutile Birdman, pour un résultat qui raisonne assez mixtape, avec I Like The View comme probable meilleure track parmi ce surplus.

Au final, un bilan mitigé, celui de voir Lil Wayne nous gratifier d’un album un peu fourre-tout. On a du mal à retrouver la cohérence d’un Tha Carter 2 avec cette compilation aux guests nombreux et aux productions hétérogènes. Dommage quand on connait toute la palette du martien de la Nouvelle-Orléans.
On se dit qu’on aimerait qu’il se trouve LE producteur qu’il lui faut, à la manière d’un Eminem avec Dre, et qu’il nous ponde enfin un album vraiment cohérent comme a pu le faire le rookie Wiz Khalifa avec son Rolling Papers. Les groupies seront contentes, les haters continueront leur campagne de dénigrement systématique, et Lil Wayne créditera son compte de quelques millions de dollars en plus.

Commentaires

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Commentaires

  1. Ta chronique m’a donné envie d’écouter tha carter IV, chose que je n’ai pas encore faite.

    –kasper

  2. Cool! j’ai visité ton blog, vraiment sympa!

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