Wiz Khalifa: Live Report From Paris
Mardi 15 Novembre, Zenith de Paris, 20h45. D’habitude, lorsqu’on annonce un concert à 19h30, on n’arrive pas avant 23, règle d’or chez les ricains. Et pourtant cette fois, mon retard, une autre histoire de blog là encore, aura eu raison de moi. Les grosses basses ronronnent déjà jusqu’à l’extérieur, je me trace de rentrer. Damn, j’ai raté son entrée.
Wiz Khalifa, star montante du hip hop US, génération Pittsburgh, refrains chantés, eurodance à l’instru et swag sudiste… un mélange physique de Lil Wayne et Snoop Dogg pour un excité de la weed dont l’album Rolling Papers nous a fait tourné la tête pendant de longs mois.
A la bourre donc, je débarque dans une salle comble pour chantonner l’excellent Young, Wild & Free qui rappellera aux plus fidèles d’entre vous l’une de nos premières interviews (Billy Bats). Un épais nuage d’herbe plane au dessus de la foule, pas d’erreur possible, je suis bien dans l’antre du plus Black & Yellow des rappeurs.
Et très franchement, la petite heure qu’il me reste à savourer ne m’aura laisser aucun répit, Wiz débordant d’énergie comme un gamin laché à la récré. Alors que le dernier album sonne très musical, Wiz le reprend version violent pour ses lives en entrecoupant de ses morceaux les plus marquants comme l’hymne du Taylor Gang Anthem, histoire d’enflammer un peu plus les quasi 10 000 personnes venues se réchauffer dans la fosse.
Ça tape fort sur les morceaux entrainants comme No Sleep ou encore On My Level et ça se pose sur l’extraordinaire Fly Solo où le plus européen des ricains pousse la chansonnette sans accros.
Wiz Khalifa, c’est cette nouvelle génération de rappeurs qui n’a pas vraiment d’accroches dans le ghetto, qui met des jean’s slim et se dandine en laissant au placard sa viralité. Et pourtant on signe, parce que ce mec là a carrément tout pour réussir.
Voix passe partout, musicalité clairement innovante, style Hip Hop New Age assumé à fond et présence scénique impressionnante, lui qui n’était qu’un rookie il y a encore quelques temps réussit à trainer au fin fond du 20ème arrondissement un public franchement hétérogène, du banlieusard immense looké année 90 à la minette de 14ans qui mouille sa première culotte quand Wiz fait mine de retirer son caleçon.
Un petit couplet de 5 O’Clock par ci, le lourd Cameras par là, et puis s’en va. Wiz Khalifa a régalé le public parisien, on y reviendra, sans aucun doute.
Cultiz tient à remercier Spotify, et plus particulièrement Bérangère pour l’invit!
Commentaires
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Oups… 15 novembre !!!



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